RADIOS-POUBELLES au Québec; CANDIDATS-POUBELLES aux Unis-États

Joseph Soltész

Insulter n’importe qui pour le plaisir, propager des informations fausses ou non fondées (voir le rapport (contesté) de Mme Payette sur le sujet), voilà qui justifie la MÉTAPHORE de radios-poubelles qui affecterait encore, à certaines heures et derrière le micro de certains animateurs, les diffuseurs de la Vieille capitale.

Aux Unis-États, le candidat républicain populiste et celle qui, grossièretés censurées à l’écran à l’appui, s’est jointe à lui comme colistière d’office, est exactement de la même veine. D’après « le site PolitiFact, un média américain spécialisé dans l’épreuve des faits » (SRC), le bouillant aspirant s’est mérité le titre de « menteur de l’année » pour l’ensemble de son oeuvre de trompeur, d’où la MÉTAPHORE de candidat-poubelle.

Et que dire des publicités-poubelles! À côté des pires journaux à potins, ancêtres de toutes les poubelles médiatiques, voilà qu’on nous inonde en plus de publicités-poubelles.

Séduire grâce à Plaisirs Gastronomiques ou PG! PG ou Point G ? Par la facture, la présentation, Point G assurément! Dans ces publicités, le mâle est présenté comme un idiot n’ayant d’autre souci que de séduire la pétillante jeune femme, distante et presque hautaine.

Mais, direz-vous, BDstyle recourt largement aux caricaturistes. Oui! Mais quand André-Philippe Côté ou Mario Malouin ou encore Charlie Hebdo s’y adonnent, les règles du jeu sont claires: rire, oui, mais pour un message incontestable.

L’esprit poubelle, c’est de ne pas jouer ce jeu-là et de fausser la réalité. Par exemple, pour PG, de dévaloriser le modèle masculin comme on le faisait autrefois – Ô scandale! – de la femme.

Filons l’allégorie! Il u a quelques décennies, on a résolument banni l’excès d’ordures ménagères et de déchets industriels pour nous engager dans le recyclage et la valorisation. Ne serait-il pas temps qu’on fasse de même pour les déchets intellectuels et médiatiques?